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Dernière mise à jour:
30/07/2010 |
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> Lambézellec
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Paru le 21 octobre 2005
Lambézellec : un grand quartier en perpétuelle croissance
Cest lun des « grands quartiers » les plus étendus de toute la ville, lune de ses plus grandes pistes davenir aussi. Lancienne voisine de Brest, rattachée à la cité au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est loin davoir terminé sa croissance.
Brest est à létroit dans son costume de ville moyenne, et pour faire face à ses ambitions de métropole, elle devra trouver de quoi loger ses futurs concitoyens. Ironie de lhistoire, cest sur les terres de son ancienne voisine, Lambézellec, que ce potentiel de construction apparaît comme lun des plus prometteurs. Le vieux quartier excentré sapprête à se tailler la part du lion dans lavenir de la cité du Ponant.
24 000 habitants
Second plus grand quartier de la ville en surface, après la rive droite, Lambézellec accueille aujourdhui la bagatelle de quelque 24 000 habitants, disséminés au hasard dun immense territoire où se côtoient ville et campagne. Une diversité appréciable, qui donne au quartier des airs de petite cité où le rythme de la vie semble pouvoir sarrêter le long de lun des grands espaces qui, immanquablement, viennent donner un peu dair au paysage local. Mais cette échelle a aussi ses inconvénients : « Cest vrai, le quartier narrive pas vraiment à former un tout. Le Boulevard de lEurope demeure encore une vraie frontière entre le bourg et le reste du quartier », reconnaît Renée Milin, adjointe au maire de Lambézellec. Le fameux bourg de Lambé et son non moins célèbre marché du vendredi matin nest pas du même monde que le petit quartier de Kérédern, de lautre côté du boulevard, ni même que celui de Kérinou, qui fait office de lien avec le centre-ville. Et de lautre côté, au nord, un autre Lambé simpose, celui des quartiers pavillonnaires et des exploitations agricoles, tandis quun peu plus loin encore, les zones artisanales prennent le pas sur le paysage. Décidément, Lambézellec nest pas un quartier comme les autres
Un dynamisme économique et humain
Jadis, avant que le grand Brest de laprès-guerre ne passe par là, Lambézellec formait une commune prospère mais avant tout populaire et rurale, où les ouvriers de la commune mais aussi de Brest trouvaient des loyers modestes, et où lagriculture florissait. Sur ce dernier point dailleurs, le quartier de Lambézellec peut se targuer davoir su préserver ses richesses, puisquil conserve une dizaine dexploitations agricoles, où la production de lait est lactivité majeure. Pour le reste, Lambézellec la commune a cédé la place à Lambézellec le quartier sans pour autant que ses habitants perdent au change, loin de là. Car au fil des décennies, le quartier a évolué avec la ville, drainant toujours un peu plus dhabitants, et toujours un peu plus dactivités.
Aujourdhui, le grand Lambé se voit toujours aussi prospère, grâce à la présence notamment de vraies « locomotives de lemploi » que sont les multiples cliniques (Lanroze, Pasteur, Kéraudren et le Grand Large) qui y ont établi leurs sièges, mais aussi grâce au centre de traitement des déchets de la communauté urbaine, qui ne cesse de prendre de lampleur, ou encore à travers limplantation détablissements tels lEpshom de la Marine nationale (cartographie marine), ou les structures de formation de lIfac et de lAfpa.
De grosses cylindrées économiques donc, qui ne font pas pour autant du quartier une triste zone uniquement réservée à la vie économique, et où les rues se vident le soir et le week-end venus
Car si léconomie est là, les hommes y sont aussi, et savèrent très attachés à ce morceau de ville. « Lambé est une ancienne commune avec une vie de vrai bourg qui perdure. Alors, cest vrai, les nombreux programmes de constructions neuves ont un peu changé la donne. Mais cest aussi cet équilibre entre passé et présent que nous essayons, dans toutes nos réalisations, de préserver », souligne Renée Milin.
Un équilibre qui passe tout autant par la réhabilitation prochaine de lusine située zone de la Brasserie que par celle de la Maison pour tous, mais aussi par les multiples projets durbanisation en cours et à venir. De nouveaux quartiers à même de dénaturer lâme de Lambézellec ? Il y a peu de chances : construit sur le principe de la mixité, ce grand quartier a toujours habilement mêlé les habitats, intégré les différences pour mieux sen régénérer.
Le potentiel de demain
Dailleurs, Lambézellec a bien besoin de ce sang neuf, puisque le quartier a vu ses ouailles prendre de lâge et les rides qui vont avec. Sa vie de bourg demeure certes des plus dynamiques, avec des commerces de bouche dont la réputation fait saliver bien au-delà du boulevard de lEurope. Malgré tout, les uns après les autres, les petits commerçants tirent le rideau définitivement, sans trouver de repreneurs. Loffre de la périphérie, toute proche, a été la plus forte. Mais le balancier peut encore revenir. Car la demande de logements, notamment pour les familles, est ici très forte. De nouveaux quartiers signifient une nouvelle population, à même de redonner aux rues de Lambézellec un petit coup daccélérateur. Et le mouvement est déjà bien lancé, avec un immobilier local qui savère plus que tendu : les prix de la pierre sy sont en quelques années envolés et mieux vaut ici dégainer très vite pour décrocher la maison de ses rêves
Une ruée vers Lambé qui sexplique tout autant par le potentiel foncier disponible que par la situation tout à la fois un peu à lécart et proche de lagitation du centre-ville.
Lavenir de Lambézellec sécrit donc déjà en grand. Parce que le quartier lui-même en a besoin, parce que la ville est elle-aussi en mal de terres qui feront delle la métropole quelle veut être. De programmes immobiliers en aménagements de structures de services et de loisirs, Lambézellec se forge petit à petit les « armes » qui lui assureront des lendemains peuplés et prospères. Le petit bourg rural dhier pourrait bien dès demain prendre des airs de vraie ville modèle.
Elisabeth Jard
Renée Milin, maire-adjointe de Lambézellec
Edile de Lambézellec depuis 2001, Renée Milin se dit volontiers fière dêtre aux manettes de ce grand quartier. Un sentiment qui va grandissant, au fur et à mesure que Lambé grandit et démontre des capacités de séduction toujours plus larges.
Quelle est selon vous lidentité de Lambézellec ?
Ce grand quartier a une âme, parce quil a un passé
Et cest un quartier davenir ! On y vit bien, et lon ne manque de rien, ou presque, même sil est vrai que les petits commerces ont eu tendance à se raréfier, mais au bourg en tout cas, nous avons gardé lessentiel.
Que lui manque-t-il pour que léquation soit parfaite ?
Presque rien
Il nous faut simplement continuer à maintenir cette qualité de vie, qui est aussi bien faite du dynamisme de la vie commerçante et associative que de la mixité sociale qui existe ici et fait que lon a tout autant de quartiers chics que dhabitations à caractère social.
Et demain ?
Lambézellec est amené à grandir, ne serait-ce que parce que ce quartier constitue la grande réserve foncière de la ville. Aujourdhui, nous narrivons pas à faire face à la demande de logements
Nous avons donc en programmation de nombreuses zones nouvelles dhabitat, quil faudra savoir aménager sans pour autant faire du tout béton !!!
E.J.
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Le futur de la ville dans les cartes de Lambé
Les réserves foncières de Lambézellec constituent dès aujourdhui le terreau de lavenir brestois. De quoi répondre à une pression immobilière de plus en plus forte.
« La zone du Spernot et de ses environs est celle de lavenir », se plaît à avancer Renée Milin. Une certitude partagée par tous les responsables de la ville, et qui devrait se concrétiser à court terme, avant 2010.
La mise aux normes de lusine de valorisation des déchets du Spernot touche à sa fin, mais le site nen est sans doute quau tout début dune nouvelle ère. Lépoque du tout incinération est déjà dépassée, et le site brestois a pris le train de la valorisation en marche : on y pratique déjà le tri sélectif, et une partie des déchets traités permet de chauffer 20 000 équivalent-logement, et den éclairer 30 000. Une station de compost des déchets verts a également été mise en place. Et ce nest que le début, puisque sur les alentours, une zone dédiée aux activités de recyclage et de valorisation est envisagée. Mais à plus courte échéance, il sagira dabord dachever la remise en état de lancienne décharge, ainsi que de détourner le cours deau sous-terrain, afin de le remettre à lair libre.
Nouveaux quartiers dici 2010
En parallèle, tout un programme durbanisation est également en cours de programmation, sur la zone de Messioual, au nord du Spernot. Au total, ce sont 24 hectares susceptibles daccueillir un millier de nouveaux habitants qui sont visés. « Il sagira de sinscrire dans la politique globale de la collectivité, en diversifiant au possible cet habitat, qui pourra à la fois contenir des petits logements individuels, du collectif, mais aussi des maisons appartements, le tout avec un maximum despaces verts », précise Bruno Cordat, en charge du dossier à Brest métropole océane. Il sagira aussi de mieux répondre à la réalité de la pression foncière contemporaine : « Nous ne pouvons plus envisager de voir se construire des maisons sur 1 000 m2 de terrain, et cest aussi pour cela quil nous faut envisager de nouvelles formes dhabitat. » Les premiers coups de pioche pourraient intervenir dici à deux ans.
Cette opération ne se fera logiquement pas sans quelques aménagements des infrastructures routières, par ailleurs réclamées sur cette partie de lagglomération depuis des lustres. Et si la fameuse « voie de contournement » nest désormais plus envisagée, une « voie de maillage » viendra malgré tout soulager la circulation du boulevard de lEurope, en reliant Kéraudren au Spernot, tout en irriguant les nouveaux quartiers.
Tous ces programmes viendront à la fois répondre à la pression immobilière que connaît le quartier, mais aussi à celle de la ville tout entière, qui manque cruellement de réserves foncières. A plus long terme dailleurs, dautres zones situées sur Lambézellec, entre le secteur de Keraudren et celui de Kervao, devraient également faire lobjet dun programme durbanisation.
E.J.
Maison de quartier
Rendez-vous en 2007
Plus que 18 mois, et la vie associative de Lambézellec pourra enfin prendre ses aises. La nouvelle maison de quartier ouvrira ses portes au public début 2007.
Investis dans la vie de leur quartier, les habitants de Lambézellec ne figuraient jusquà présent pas franchement parmi les mieux lotis en matière déquipements socio-culturels. A létroit dans ses vieux murs, la maison de quartier de la rue Claude Goasdoué ne suffisait plus pour assurer laccueil des quelque 1 400 adhérents, et depuis longtemps lon y faisait avec les moyens du bord. Eclatées sur de nombreuses autres structures, les activités de la Maison ne permettaient pas dentretenir ce lien social pourtant si important pour lidentité dune communauté de vie.
Resserrer les liens en poussant les murs
A la faveur dune large concertation en amont, la ville a donc fait le choix de donner au quartier une structure ad hoc, qui verra le jour dici à la fin 2006. « Cétait là la réponse à un besoin social évident », rappelle François Cuillandre, le maire de Brest. Le futur équipement, dont les travaux chiffrés à 2,9 millions deuros viennent de démarrer, se situera au cur du quartier, en lieu et place danciens bâtiments, désormais inoccupés, de lécole Ferdinand Buisson. Cette opération qui mêle rénovation de lexistant et construction dun bâtiment neuf, permettra à terme de voir sélever une Maison de quartier flambant neuve de 1 500 m2. Réalisés par larchitecte brestois Michel Quéré, les plans du futur bâtiment augurent dun résultat qui devrait effectivement changer la vie des adhérents de la Maison. Lensemble sera ainsi conçu sur deux étages, suivant une architecture où les jeux de lumière seront rois. Et si lactuel bâtiment de la rue Claude Goasdoué restera en service, les nouveaux locaux permettront de donner une marge de manuvre appréciable aux utilisateurs de la Maison, quil sagisse des adhérents dans leurs diverses activités, ou des multiples associations de Lambézellec, actuellement en mal de locaux. Le nouveau lieu accueillera ainsi une salle polyvalente de 200 m2 en rez-de-chaussée, que jouxteront des salles de réunion. Létage sera quant à lui dédié aux activités musicales, chorégraphiques ainsi quaux arts plastiques. Par ailleurs, des travaux de réhabilitation seront également menés à la Rotonde, afin de mieux accueillir les plus petits.
« Il nous manquait notamment un lieu daccueil véritable, où les gens puissent se rencontrer, où le lien social puisse se faire. Notre priorité demeure daccueillir ici les jeunes du quartier, dont certains ont de forts besoins, et de les amener à pratiquer des activités régulières. Ce nouveau bâtiment devrait nous y aider », espère Martine Rideau, la directrice de la Maison de quartier.
E.J.
Ecole de Kérinou
Nouvelle jeunesse en 2007
Rue Robespierre, le défilé quotidien des bambins a cédé la place à celui des pelleteuses. La vieille école de Kérinou fait actuellement lobjet dune opération de démolition-reconstruction, qui permettra, dici à la rentrée 2007, daccueillir les enfants du quartier dans des locaux plus adaptés aux premiers apprentissages de la vie.
Dans la grande cour de cette école de quartier, les hauts arbres sont les derniers acteurs de la récréation du groupe scolaire de Kérinou. Les bambins, eux, ont pris le chemin de lécole Paul Dukas, à Kérédern. Un déménagement temporaire, qui permettra aux nouvelles générations, à compter de 2007, de bénéficier dun bâtiment refait à neuf. La précédente mise aux normes de ce groupe scolaire navait en effet pas permis de colmater toutes les brèches. Les travaux, réalisés selon les plans de larchitecte brestois Michel Quéré, promettent doffrir aux enfants de Kérinou un espace où savoir et bien-être se conjugueront au cur dun ensemble architectural résolument contemporain, mais où la verdure tiendra une large place : une toiture semée de pelouse est en effet programmée ! Neuf classes se partageront ce nouveau lieu de savoir et de vie.
Zone de la brasserie
Un nouveau programme dhabitat
Quadviendra-t-il du symbole du passé ouvrier de Lambézellec ? La zone de la brasserie, où travaillèrent des centaines douvriers, a déjà fait lobjet de plusieurs opérations de réhabilitation. En sus de la maison de retraite et du foyer pour personnes handicapées qui sy érigent aujourdhui, un gymnase y est en cours de construction (lire page suivante). Pour lheure, seuls le bâtiment de la malterie et la haute cheminée ont passé lépreuve du temps. Pourtant, la malterie est, elle aussi, vouée à la démolition, dans le cadre dun nouveau programme dhabitat qui pourrait comporter une trentaine de logements neufs. Lopération ne devrait pas voir le jour avant au mieux un an et demi. Quant à la cheminée, des études sont en cours afin de déterminer dans quelle mesure ce symbole du Lambé dhier pourra rester debout
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Institut de formation par alternance consulaire : lapprentissage a la cote
Depuis près dun quart de siècle, Lambézellec se fait
le berceau de centaines de jeunes finistériens qui ont fait le choix de lapprentissage. Chaque année, lIfac accueille ainsi 1 600 apprentis.
Coiffure, esthétique, mis aussi carrosserie, peinture, métiers de lhôtellerie ou même de la pharmacie
Dans les vastes locaux de lInstitut de formation par alternance consulaire de Brest, géré par la Chambre de commerce et dindustrie de la ville, pas moins de 43 diplômes professionnels sont disponibles, et préparés chaque année en moyenne par quelque 1 600 jeunes issus de tout le département.
Une offre en adéquation avec les besoins des entreprises
Ouvert en 1981, létablissement na de cesse de mieux répondre aux besoins des entreprises bretonnes, tout en offrant aux jeunes des métiers qui leur correspondent. « Ce type de formation convient souvent à des jeunes qui ont besoin de choses concrètes. Très vite, par lalternance, ils apprennent la culture de lentreprise, et deviennent aussi souvent plus vite mûrs que leurs homologues des filières traditionnelles », estime Christophe Levesque, le directeur de lIfac. Le fait de se voir en partie rémunérés pour la période de travail en entreprise* demeure également une belle source de motivation. Les taux de réussite de létablissement parlent dailleurs deux-mêmes : « Selon une enquête réalisée par la Région, environ 80 % de nos jeunes sont en emploi 18 mois après la sortie de lexamen. » Certes, tous ne bénéficient pas de contrats stables dès le départ, mais la formule de lapprentissage semble pourtant leur donner un avantage de départ certain : « Pour certaines entreprises, le recrutement dun apprenti revient finalement à celui de lun de leurs futurs salariés ». La réussite sexplique aussi tout bonnement par ladéquation inévitable qui existe entre la formation proposée et les réels besoins des entreprises : « Nous travaillons avec environ 3 000 entreprises, et il est bien évident que nous ne formons que par rapport à leurs besoins
Si ce nétait pas le cas, nous ne pourrions pas décrocher de contrats dapprentissage ! »
Aujourdhui, des secteurs comme la coiffure et lesthétique, ainsi que la pharmacie se portent plutôt bien, mais les entreprises peinent encore très largement à trouver les candidats ad hoc dans le domaine des métiers de bouche (notamment la boucherie et la charcuterie), et ceux de lhôtellerie. Des places restent également disponibles en Bac pro vente.
Fort de son savoir-faire en matière de formation initiale, lIfac est également doté dun institut de formation supérieure : Sup Ifac. Sur les trois formations en alternance qui y sont proposées (BTS management des unités commerciales, BTS négociations-relations clients et BTS assistante de direction), les places y demeurent dailleurs très « chères » : chaque année, environ 300 dossiers de candidature sont ainsi adressés à Sup Ifac, dont seulement 160 seront finalement retenus
Et là encore, les résultats obtenus justifient cet engouement : « 100 % de nos jeunes sont au travail à lissue de leur formation, notamment pour les BTS commerciaux. Le taux est de 80 % pour les assistantes de direction », précise Jeannine Le Quillec, la directrice de Sup Ifac.
E.J.
- En général, le rythme est de une semaine en école pour deux semaines en entreprise. Le programme reste par ailleurs le même que celui de lenseignement « classique », les examens aussi.
Un nouveau gymnase à la Brasserie
Cest sur la zone de la Brasserie que les apprentis de lIfac trouveront dici à la rentrée 2006-2007 un gymnase enfin adapté à leurs besoins. « Jusquici, nous devions nous contenter de lancienne chapelle de lécole, ainsi que de terrains de sport environnants », rappelle Christophe Levesque. Démarré en juin dernier, sur le site de lancienne brasserie de Lambézellec, le chantier de ce futur équipement est pour le moins original, puisquil prévoit un partage des lieux, et des financements. Les apprentis de lIfac lutiliseront sur leur temps scolaire, avant que les sportifs de la ville ne linvestissent, en soirée et les week-ends. Lensemble, qui comprendra un gymnase principal et un gymnase secondaire, une salle polyvalente, des bureaux et des locaux associatifs, est estimé à 3,7 millions deuros, financés à 45 % par la CCI et à 55 % par la ville.
Théâtre de lInstant, au cur de la création
Sur les hauteurs de Kérinou, les créations du théâtre de lInstant rythment la vie culturelle de la cité depuis près de 30 ans.
Les portes de lInstant ne souvrent grand que quelques semaines par an. Pourtant, tout au long de lannée, derrière la haute façade de la rue Robespierre, la famille du Théâtre de lInstant remet patiemment son métier sur louvrage, pour aboutir à une ou deux créations annuelles, qui partiront ensuite sur les routes de France et de Navarre
A Brest, le théâtre créé en 1977 par Bernard Lotti est comme une institution, un élément du décor créatif local en tout cas. « Quand nous avons monté lInstant, il y avait une demande très forte de la part du public pour une création locale. Nous nous inscrivions alors dans le jeune théâtre de lépoque », sourit celui qui est demeuré depuis à la barre de ce navire dont la route fût longtemps bohème. Très vite suivis par un public fidèle, les créateurs de lInstant ne rechignèrent à aucun spectacle, aucune salle.
Prochaine création le 15 novembre
Depuis 1992, la troupe a pourtant posé ses valises, enfin, dans lancien cinéma Le Sélect, sur les hauteurs de Kérinou. Aux tous débuts, cette salle maintes fois transformée ressemblait plus à un entrepôt quà une salle de spectacle
Il nempêche, les artistes y avaient enfin trouvé un toit pour imaginer les contours de leurs créations à venir. Un premier spectacle, Le Bastringue, donnera le « la » : propriété de la ville, le Sélect sera réaménagé en salle de théâtre, mais aussi et surtout de création. Car si les pièces de lInstant se jouent ici quelques semaines par an, le théâtre sert avant tout de repaire à linspiration des comédiens qui, aux côtés de Bernard Lotti, montent sans relâche de nouveaux projets artistiques. Soutenus par lEtat, la Région et la ville, les artistes de lInstant vont et viennent, dans une structure montée en société coopérative de travailleurs, où les mêmes têtes, tels Elisabeth Paugam ou Jean-Yves Gourvès, reviennent de scène en scène, mais où lon croise aussi des artistes issus dautres terreaux que celui du Ponant. La transmission fait également partie du quotidien, puisque lInstant est responsable de loption théâtre du bac L3 à Landerneau, et que ses intervenants officient également dans le cadre de la même option au lycée de lHarteloire.
Depuis ses débuts, lInstant fait le plein quand il ouvre sa scène au public. Même si la salle nest pas idéale, même si les places manquent
« Des projets, nous en avons eu, beaucoup. Mais la culture semble de moins en moins faire partie des priorités des politiques », soupire Bernard Lotti. Prochain défi : transformer la salle en une sorte de cabaret plus convivial que lactuel entrepôt agrémenté de fauteuils
« Vu que nous navons quun lieu, nous aimerions quil puisse se transformer à chaque spectacle. » A suivre donc.
En attendant, les Brestois auront très rapidement loccasion de reprendre le chemin de Lambézellec, puisque la nouvelle création de lInstant, Ombres de la pluie, se jouera sur la scène du théâtre du 15 novembre au 3 décembre. Une pièce qui sannonce comme un nouveau défi, puisque Bernard Lotti ne sest pas ici appuyé sur un texte, mais sur une idée, celle de lerrance dune femme, sans domicile fixe ou symbole de lhumanité tout entière
E.J.
« Ce quartier bouge car il a un potentiel pour bouger ! »
« Lambézellec est un quartier surprenant, un vrai bourg, avec lesprit qui va avec, et une réelle dynamique. Ce quartier fait bien sûr partie de la ville
Mais ici, lon est de Lambé, et lon va à Brest », pointe Nicole Quéguineur, directrice de lAgence du Crédit agricole du quartier. Cette professionnelle de la finance est bien placée pour en parler, puisquelle travaille chaque jour au cur même de Lambézellec, dans ce fameux bourg qui sert de point de repère à la vie du quartier. « Il nest quà passer le dimanche matin sur la place pour se rendre compte de la véritable vie qui règne ici. Il y la queue dans tous les commerces ! » Exerçant sur le quartier depuis maintenant trois ans, Nicole Quéguineur a appris à mieux connaître ses spécificités, et ses atouts : « Il y a bien sûr un bon nombre de personnes âgées, très attachées aux traditions dici, mais grâce aux nombreuses constructions de pavillons, le renouvellement se fait. Lambézellec fait partie de ces quartiers très demandés, où limmobilier se porte très bien, ce qui est un signe plutôt encourageant pour lavenir », rappelle-t-elle. Pas de quoi bien évidemment endiguer le phénomène de la raréfaction des petits commerces, même si lalimentaire se porte ici comme un charme : « Quand les commerçants sont là, ils font tout pour que ça marche. Et ce nest pas pour rien que beaucoup attirent une clientèle qui vient des autres quartiers de Brest ».
Et face au potentiel de zones restant à urbaniser, ajouté à une forte demande, Nicole Quéguineur ne peut que voir lavenir du quartier du bon côté de la médaille : « Ce quartier bouge parce quil a le potentiel pour bouger ! Il est bien positionné car un peu à lécart de la ville, tout en restant proche du centre de Brest. Et des commerces aux écoles en passant par les loisirs, les gens trouvent tout ici ! Or, cest cela que recherchent les candidats à la propriété sur Lambézellec : une vie de quartier dans laquelle sinvestir. »
E.J.
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